Les Mains Dedans – Mon premier livre!

Salut à toi qui suit mes aventures gastronomiques,

Je tenais à t’offrir, en exclusivité, la chance de télécharger mon premier livre. (À vrai dire je compte sur toi pour partir l’effet boule de neige afin de faire connaître l’existence de ce modeste ouvrage)

Mon premier livre, maintenant disponible, s’intitule « Les Mains Dedans – Récit d’un préposé aux bénéficiaires : de la formation à la vie syndicale »!

C’est un essai d’humeur (et d’humour) sur mes années passées comme préposé aux bénéficiaires et c’est la raison majeure de mon manque d’assiduité sur ce modeste blogue!

J’ai pas trouvé d’éditeur et ça m’a un peu fait de la peine jusqu’à ce que je réalise que je m’en calisse et qu’on vit en 2017… Tout se fait par soi-même de nos jours!

Je m’auto-publie donc… (C’est le fun parce que je risque de faire beaucoup plus d’argent en m’éditant moi-même qu’en faisant une cut de 10% chez un éditeur normal! (Maaaaaaaaaais ceci-dit, si jamais vous avez envie de publier la version papier de ce bouquin… Guidoune Rooster Roussy qui vit de minimalisme depuis quelques années est beeeeeeen ouvert!)

L’écriture dudit bouquin s’est étalée sur plus d’un an et relate mes trois-quatre dernières années de vie…

J’y parle de moi (Voici un extrait) :

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Le dernier « chunk » de mon héritage, je l’ai laissé à l’empereur Akihito!

S’ensuit une crise existentielle sur pas mal toute, mais en particulier sur le milieu des médias et particulièrement de l’humour…

Écoeuré du copinage…

Aucun talent en réseautage…

Je cherche de la job dans le domaine sans succès et je me retrouve à devoir faire ce que je m’étais toujours promis de ne JAMAIS refaire: je dois retourner travailler au téléphone…

Pas une job d’appels entrants de service à la clientèle (qui est un peu comme le purgatoire des emplois)… JE RETOURNE « STRRRRRRAIGHT TO HELL » ET JE FAIS DES SONDAGES!!!!

As-tu déjà fais ça des sondages, toi? (En passant,  »fun fact », j’ai déjà fais des sondages dans ma jeune vingtaine avec Julie Lebreton… Bien gentille!)

C’est la pire cr!ss3 de job que tu ne peux pas avoir (outre du télémarketing)… Tu es payé phoquing pas cher pour déranger les gens dans la quiétude de leur foyer.

Et l’étude sur laquelle je travaille n’en était pas une simple contenant des questions de La Guerre de Clans ou des questions sur d’éventuelles élections… C’est un genre de sondage sur les déplacements des automobilistes dans la grande région de Montréal…

L’enfer je te dis…

Si je suis écoeuré de faire la guidoune pour écrire pour du monde que je m’en calisse et si je ne veux pas ponctuellement faire un retour au téléphone et me ronger l’âme petit à petit, ça va me prendre un métier…

Alors, je regarde la liste des DEP.

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J’y parle aussi de la formation que j’ai reçue (Un autre extrait):

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Je n’ai jamais été aussi fatigué que pendant l’année 2014…

Mes semaines ressemblaient à ça:

  • Lundi: École
  • Mardi: École
  • Mercredi: École
  • Jeudi: École + travail le soir
  • Vendredi: École + travail le soir
  • Samedi: Travail
  • Dimanche: Travail

Sur repeat pendant un an… Un beat de Cégepien à 38 ans…

La barbe m’a blanchie et je pense que je ne me suis pas encore remis!

Malgré que les volumes du gouvernement soient énormes, remplis d’informations dont on ne se servira jamais et bourrés d’exercices qui ne mènent nul part, la formation théorique, je l’ai trouvée facile…

Non seulement mes deux professeures s’efforçaient de nous surligner, en gros néons verbaux, la matière qui serait sur les examens, mais j’ai toujours eu une bonne capacité de rétention d’information et une propension à écouter en classe.

Dans le théorique j’ai obtenu des 100% partout…

Ou presque…

Ou, du moins, je pense…

Je sais pas…

C’est au secondaire et ils ne sont plus «notés» les élèves…

Ben nooooooon… Avoir une note pourrait les heurter dans leurs sensibilité de cristaux de neige, si uniques…

 

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J’y parle de mes stages (EXTRAIT!!!!!):

 

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Il y a quelque chose de fondamentalement croche avec les stages non-rémunérés…

Tu travailles au même titre que les employé(e)s de l’endroit…

Tu fais la même job (et souvent tu prends les cas les plus lourds) mais toi, t’as pas le droit de rentabiliser ton temps…

On daigne te permettre d’apprendre, alors on te réduit à une forme d’esclavagisme volontaire.

Me semble que d’offrir le salaire minimum aux personnes en stages serait une façon de donner un peu de justice et d’équité dans tous le processus d’enseignement, non?

Un petit 11$ de l’heure qui te dit : « V’là le minimum requis par la loi… Lâche pas! ».

*Insérer binne sur le bras ou p’tite tape dans le dos!

Anyway…

Ma première professeure de stage était Mme J. : une dame excessivement gentille, infirmière de profession, prof de vocation… Une pédagogue née qui vouvoie ses élèves et les guide avec une douceur et une patience hors du commun.

Mon groupuscule (de 6 étudiant(e)s) a eu bien de la chance de tomber sur Mme J. car le premier stage… C’est le pire!

Tu fais toutes tes premières fois dans ledit premier stage!

Première patiente…

Première culotte d’incontinence…

Première fois que tu fais manger quelqu’un…

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J’explique aussi comment c’est de pratiquer le métier et je te fais part de plusieurs incongruités que j’ai pu constater dans le domaine (EXTRACTOMUNDO!!!):

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Peut-être bien que du temps où l’on brassait encore de la bière Dow c’était relativement payant être préposé (on s’entend qu’il y a un océan de différence entre un 20$ de l’heure en 1997 et en 2017), mais avec l’augmentation du coût de la vie et les pinottes d’augmentations de salaires que les syndicaleux sont allés nous chercher dans le dernier «front commun», on repassera!

Mythe no. 2 – C’est facile de trouver de la job!

FAUX!

Archi-faux!

Je ne sais pas pour ailleurs, mais dans la région de Montréal… C’est saturé ben raide!

J’ai reparlé à des collègues de classe qui, bien que diplômé(e)s, n’ont jamais réussi à trouver quoi que ce soit au public et ne voulaient rien savoir d’aller travailler au privé…

Parce que, oui, il y a de la job au privé… En masse, en masse!

Mais travailler pour un MILLIARDAIRE qui paye son monde AU SALAIRE MINIMUM? Phoque non, dude! J’aimerais mieux me mettre sur le BS!

Et il y a les agences…

Aaaaaaah, les agences!

Je t’en parlais préalablement, je t’en parle là et je vais t’en reparler!

C’EST LOUCHE LES AGENCES, OK?

Quand un hôpital a un(e) employé(e) régulier(e) qui ne peut pas venir faire son shift et que sa liste de rappel ne fournit plus, l’hôpital doit faire appel à du personnel d’agence…

Et voici un des plus gros racket du Québec moderne, selon mon humble avis…

Contrairement au 19-22$ de l’heure que coûte habituellement un(e) employé(e)  »maison », l’agence charge entre 35$ et 40$ de l’heure à l’hôpital…

Attendez… Combien reçoit l’employé de l’agence en moyenne?

Vous êtes prêt(e)s?

En moyenne 12$ de l’heure… Ce qui veut dire que l’agence de placement se met dans les poches PLUS DE LA MOITIÉ du fric réclamé à l’hôpital.

Il y a des pimps sur la rue Sainte-Catherine plus généreux que ça…

Mais attends… C’est pas fini!

Le plus gros non-sens à mes yeux…

Pour travailler dans un hôpital (ou CHSLD) public ou privé-conventionné , ça prend un DEP, right?

Pour travailler pour une agence (ou au privé), ça prend un PDSB… Un cours qui se donne en quelques heures «bing bang, fling flang»…

C’est donné n’importe où, par n’importe qui…

Fais juste regarder dans les petites annonces des journaux…

«Cours de préposé 100$!»

«Assurez-vous un emploi stable, devenez préposé(e) aux bénéficiaires! 250$!»

Entre vous et moi, ce «cours» s’achète carrément…

J’ai parlé à plusieurs personnes qui ont suivi une formation du genre et c’est donné tout croche…

Donc, COMMENT ÇA SE FAIT QUE LES MÊMES STANDARDS ÉLEVÉS (le DEP obligatoire) est requis pour travailler à l’interne mais pas à l’externe? HEIN?

(Je ne suis pas journaliste, mais quelqu’un devrait se pencher là-dessus… Sérieusement!)

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Intrigué(e)?

Tu trouves que ça a l’air trop sérieux et que ça manque d’humour de bas étages, légèrement phoquing vulgaire comme j’ai l’habitude de le faire?

Je réserve un chapitre coooooooomplet à la matière fécale!

Je te fais un top 5 de mes pires expériences avec la culmination du cycle digestif…

Un extrait?

T’aimerais trop ça, hein?

Je t’en donne un tout petit :

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En temps normal, on prend en moyenne 2 ou 3 débarbouillettes (une ou deux savonnée et une avec juste de l’eau) pour laver un(e) patient(e), ainsi qu’une serviette pour sécher.

En temps normal, on prend deux paires de gants (une pour la grosse job et une pour la finition).

Il y avait de la mouscaille partout… Inutile de vous dire que j’ai sauté l’étape de la débarbouillette en mouillant 3-4 serviettes et en aspergeant de savon!

Pour la grosse job ça va… Tu te dis que c’est comme laver des roches après un déversement de pétrole. C’est brun, c’est brun, c’est brun… Pis un moment donné ça se dissipe.

Mais dans cette grosse roche, il y a une caverne… Profonde et noire!

Problème technique: Un gant de nitril, de l’extrémité du majeur au rabat du poignet, mesure en plein déploiement 8 pouces…

C’est trop peu pour me rendre jusqu’à «la genèse du mal»…

Je demande alors au patient comment les autres préposé(e)s s’y prennent pour finir la job…

«Wêyons, crisse d’incompétent (prononcé incompétiiiiiiint), c’est tu la première fois que tu fais ça?»

«À un blob? Oui!» que je lui ai répondu… Dans ma tête!

«Tu prends (prononcé priiiiinds) un sac à vidanges (prononcé vidiiiiiinhes) pis tu fais comme un gant (prononcé gaiiiiiiin) avec pis tu netteyes… C’pas compliqué!»

Fait que c’est ça…

J’ai pris un sac à vidanges, que j’ai «tapé» ben comme il faut avec du ruban médical et je suis parti pour une excursion de spéléologie manuelle!

Quoi? Tu penses que c’est fini?

Pourquoi tu penses que ce chapitre s’appelle «La fête des Rois»?

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Hein?

Pourquoi tu penses?

Hein?

Tu vas devoir acheter mon livre…

Dans ce livre j’y parle aussi de mon implication syndicale (EXTRAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITS (oui, oui, au pluriel… J’en ai quasiment aussi long qu’Éric Duhaime à dire sur le sujet!)

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Anyway…

Pour revenir à Bob et aux syndicats, si à l’époque les conseillers syndicaux étaient des membres qui s’impliquaient et pouvaient aspirer à apprendre le métier de conseiller syndical, ce n’est plus le cas maintenant…

De nos jours, les nouveaux (et nouvelles) conseiller(e)s syndicaux sont pour une importante partie, des bachelier(e)s en relations industrielles / en gestion de ressources humaines / en droit…

Des bachelier(e)s!

Loin de moi l’idée de dénigrer les jeunes qui ont eu, contrairement à votre humble serviteur (qui a beaucoup trop aimé le CEGEP), l’excellente idée d’aller se chercher un diplôme universitaire, mais je trouve que l’embauche de «salariés» dans les centrales syndicales vient dénaturer l’essence marxiste de ces organisations…

Le syndicalisme se fait de plus en plus de manière académique et académiste!

Ils (et elles) sont l’élite (qui ont décidé de poursuivre des études post-collégiales), qui ont tout simplement choisi de se mettre du côté de l’employé, tandis que leurs petit(e)s copin(e)s de classe choisiront le côté de l’employeur…

Le même bassin de diplômé(e)s qui jouent aux échecs, au dessus de la tête de monsieur et madame tout le monde.

Le nouveau syndicaliste de profession ressemble plus à Gabriel Nadeau Dubois qu’à Rambo Gauthier mettons…

Des gens de l’élite académique qui défendent le petit peuple et non plus le petit peuple qui se défend lui-même…

Personnellement, pis ça doit faire de moi un snob inversé, je ne crois pas être aussi bien représenté par quelqu’un qui n’a aucune idée de la réalité de mon métier que par quelqu’un qui l’a pratiqué.

Comment faire confiance à quelqu’un qui part à la guerre en accédant automatiquement au poste de sergent, sans avoir préalablement fait son service militaire?

Ça se passe au palais des congrès… Un étage complet de mobilisé!

C’est grooooooos ces congrès-là…

Il y avait des membres d’exécutifs syndicaux de partout dans la grande région métropolitaine…

C’est énoooooooorme!

Pis c’est plate!

Panel, par dessus panel, par dessus panel de pelletage de nuages, d’auto-suffisance et d’amendements à des virgules dans des textes qu’on s’en calisse…

C’est un mastodonte… Que dis-je? C’est phoquing Chtullu (Monstre géant mythique à tête de pieuvre issu de l’imagination de HP Lovecraft)!!!!

La centrale à laquelle je faisais adhésion est beaucoup trop grosse et représente beaucoup trop de gens de différents «background» pour qu’un congrès puisse aider quoi que ce soit.

Ça jase, ça jase, ça jase pendant UNE SEMAINE COMPLÈTE!!!

Ça ri, ça va dans les restos, ça jase, ça rejase, ça scande des slogans, ça se félicite… PENDANT UNE SEMAINE COMPLÈTE!!!!

Ça s’organise des  »coquetels » pour jaser encore plus…

On reçoit des éducatrices d’une garderie qui va fermer, on blâme les libéraux, on les applaudit, on mentionne leurs manifestations, on les traite de camarades, d’héroïnes, de Saintes Jeanne D’arc qui se feront pas crisser en feu pour rien…

Et après?

Rien pour les éducatrices… Mais ça jase, ça ri, ça va dans les restos!

On discute d’avenues futures, qui nous permettraient, éventuellement, de pouvoir commencer à amorcer le début d’un départ vers une concertation qui, ultimement, nous mènerait, si on a quorum, à une potentielle discussion sociale sur quelles seraient les méthodes hypothétiques à prendre pour entrevoir la naissance d’une amorce vers un changement de politique interne visant à discuter d’un éventuel retour vers des mandats optionnels pour appuyer des causes soeurs et internes, mais jamais sans avoir préétabli des balises claires pour se faire mandater par les membres afin de débuter une consultation sur le processus d’adoption des résolutions…

Genre!

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Et finalement j’apporte quelques pistes de solutions…

Non… Pas d’extrait!

Come on! Achètes mon livre… C’est à peine plus cher qu’un Pumpkin Spice Latté qui goûte le shampoing de chez Barstucks!

Je ne crois pas que ce soit un livre parfait…

Il y a quelques petites coquilles à gauche et à droite (des gens autour de moi l’ont corrigé mais j’ai tellement fait de changements dans la dernière année, pis ça fait des mois que j’ai le nez collé sur ce foutu essai-là… Un m’ment d’nné tu vois plus rien! Alors j’assume qu’il y ait quelques fautes d’innattenttion! Phoque it! Je suis un autodidacte!

C’est aussi de la grosse opinion sale (la mienne) et de grâce, si vous êtes de l’armée de la rectitude politique, passez votre chemin, m’kay?

M’Kay!

Mon livre (comme mes opinions) sont souvent à gauche, majoritairement au centre et parfois à droite.

Je me qualifierais de gauchiste lucide, ce qui n’empêche pas que mon essai est truffé de « micro-agressions » ; un gros crisse c’t’un gros crisse et non un être socialement marginal en surcharge pondérale!

Bref,c’est un livre « rough » qui traite d’un sujet qui obsède les médias depuis quelques années.

C’est aussi un livre nécessaire parce que j’y explique la dichotomie de formation entre les préposés du public et du privé et je parle des pratiques douteuses des agences de placement.

J’espère, très humblement, sonner une alarme pour que les gens réalisent que le métier est enseigné trop longtemps pour travailler au public et trop peu pour travailler dans des agences de placements (1 an (pour le diplôme d’études professionnelles) vs. 2 jours de formation de PDSB (pour travailler en agence de placements)).

Voici donc les liens pour acheter ledit livre:

La version Kindle sur Amazon disponible drette icitte pour 9.99$ (elle a une mise en page un peu phoque top, mais j’ai fait ça 100% tout seul pis peu importe le sacrament de fichier que j’uploadais, ça chiait… Ça, c’est la version la plus lisible!)

En version PDF sur Gumroad pour 7$ : Drette icitte (ll est moins cher parce qu’ils se prennent une moins grosse « cut »!)

Et finalement, en version PDF et AUDIO drette icitte!!!! (Pour 3$ de plus (donc 10$), écoutes-moi chialer dans tes oreilles et faire des voix funnées!)

Merci d’avance de votre patronage et merci mille fois de partager ce billet sur les réseaux sociaux…

Et en 2018, maintenant que j’ai finalement pondu mon livre, je vais pouvoir reprendre mon trône en tant que King du Bon Manger et t’écrire plus souvent!

Martin Rooster Roussy

Auteur de « Les Mains Dedans »