Du Bon Manger – La Poutine Tournesol!

Salut!

Quand j’étais jeune, on trouvait plusieurs trucs qu’on ne trouve plus de nos jours :

Les Chips Hostess

Les Chips Hostess avec ses trois démons qui faisaient en sorte qu’offrir une de ces croustilles à un Témoin de Jéhovah créait d’innombrables moments de plaisir et de panique!

Pac-Man était tellement sua coche, qu'il avait ses propres céréales!

Pac-Man était tellement sua coche qu’il avait ses propres céréales!

Et les plus vieux pouvaient se désaltérer en se buvant une bonne bière :

M'a t'prendre une Celtique mon Gérard!

M’a t’prendre une Celtique mon Gérard!

Une Grand Nord pour moé Gerry!

Une Grand Nord pour moé Gerry!

Une rousse pour ma blonde, mon Geribouère! La pogne-tu? Gerry? Boire? Geribouère! La roussssse est douce!

Une rousse, mon Geribouère! La pognes-tu? Gerry? Boire? Geribouère! La roussssse est douce!

Tout ça pour dire que les temps changent et certains produits disparaissent sans laisser de traces.

Comme les sous-marins de ma jeunesse…

Lorsque ma mère ne « feelait » pas pour faire à manger, elle achetait souvent des sous-marins pré-fabriqués à l’épicerie.

Pas des sous-marins « fancy » du Subway plein de légumes : un six pack de gros pains 12 pouces remplis de bord en bord de viande et de fromage!

Déjà à cette époque, le statut quo culinaire me gossait au plus haut point!

Je trouvais ça plaaaaaaate un sous-marin « straight ».

Les semaines et les non-envies de cuisiner de ma mère ont passé et j’ai tout essayé à l’intérieur du sous-marin : de la luzerne à la crème glacée au chocolat (pas de farces).

Jusqu’à ce que je tombe sur l’alchimie parfaite : sous-marin + beurre de peanuts + Corn Flakes = Menoum menoum!

Un bel accident qui a marqué les débuts de mon amour du Bon Manger.

La poutine que je vous présente aujourd’hui doit faire partie du même genre d’expérimentations.

Mise en contexte :

Mon pote Dave alias MC Gilles m’offre d’aller l’aider à rénover sa maison à Saint-Anne-de-la-Pérade.

Je dis oui et un midi, on va, à la suggestion de Dave, manger la fameuse poutine tournesol du Casse-Croûte Tournesol.

La beauté d'un shack à patates sous un ciel variable!

La beauté d’un shack à patates sous un ciel variable!

Voici la fameuse poutine tournesol :

Mais... mais... mais...

Mais… mais… mais…

Je vous le concède, c’est laid comme un sourcil de Grégory Charles!

Drôôôôôôôôôle de mix :

Frites (duuuuh)

Fromage en grains (noooooon, vraiiiiimeeeeeent?)

Boulettes relativement sucrées (QUOI?)

Sauce à boulettes tout aussi sucrée (Ben là…)

Une grosse maudite « slab » de coleslaw crémeuse… (Whaaaaaaaaaat???)

Regardez-moi ça de plus près :

La bouchée parfaite!!!

La bouchée parfaite!!!

Vous savez quoi?

C’est bon en tabarnouche!!!!

C’est comme un poulet du Général Tao, mais pas de poulet, pas de panure et québécois… Genre!

Sucré!

Salé!

Gras!

Fucking bon!

Mais deux questions me viennent en tête :

1- C’est quoiiiiii une PÉRADE? C’pas dans le dictionnaire…

2- On s’entend pour dire que, à l’image des sous-marins de ma jeunesse, il y a dû y avoir de l’expérimentation à la tonne pour arriver à cette recette, non?

Mais si on romançait l’histoire derrière la création de la poutine tournesol?

Comment l’idée de cette poutine aurait-elle pu survenir?

Pour répondre à cette question : PLACE… À LA LITTÉRATURRRRRE!!!!!

(Ce qui suit est une oeuvre de haute littérature (genre Dany Laferrière) et est une oeuvre de fiction! Toute ressemblance de près ou de loin avec un Raymond Tournesol vivant ou décédé est un tabarouette d’adon man!)

Raymond Tournesol est, depuis peu, busboy dans un restaurant familial…

Un emploi qui marque son retour en société, après quelques années à courir des lapins blancs.

Ce soir, le restaurant vient de fermer ses portes et Gisèle, la caissière, vient de lui souhaiter bonne nuit en lui faisant un sourire désarmant.

Raymond aime bien Gisèle…

Il est maintenant seul dans le restaurant et dessert la table d’un couple.

Ils ont commandé un ragoût de boulettes et un club sandwich.

L’homme n’a pas fini ses boulettes et la femme, craignant d’engraisser suppose Raymond, n’a pas mangé les frites de son club (et craignant les flatulences, n’a pas mangé sa salade de chou).

Ils ont renversé le tout dans une assiette commune. Sûrement pour faciliter le travail de Raymond.

Un beau geste très apprécié, dans une vie trop vide de gentillesse…

Raymond se sort d’une très mauvaise période… Mais il se prend en main!

Il sait que les troubles du passé, qui laisseront leur marque à jamais, font dorénavant partie de ce bagage trop lourd qu’on laisse derrière soi.

Pour la première fois depuis longtemps, il pense à demain. Et demain il aura son premier chèque de paye.

Oui, Raymond est optimiste… Mais sans-le-sou, il a faim.

Une semaine plus tôt, sa mère lui avait donné 20 dollars disant souhaiter lui en donner plus, mais qu’elle s’en gardait un peu pour le bingo et la quête à l’église…

Raymond lui avait dit qu’il comprenait et que les 20 dollars seraient suffisants pour s’acheter un paquet de tabac, un pain et un pot de beurre de peanuts…

Il lui restait un fond de tabac (qu’il gérait efficacement en se roulant des cigarettes de plus en plus petites) et le fond de beurre de peanuts avait été déposé sur sa dernière tranche de pain… Hier soir!

Raymond a faim, mais il ne se servirait jamais sans payer dans la nourriture qu’il mange au restaurant… Une question de principe!

Mais ce soir, Raymond a faim!

La faim est une de ces choses qui le ramène dans le passé… Et Raymond a choisi de regarder en avant.

Plus déterminé qu’orgueilleux, il apporte en cuisine l’assiette composée de frites, de boulettes et de salade de chou.

Comme personne ne le regarde et voulant faire taire la faim qui lui crie dans le ventre, il avale sa fierté en même temps que sa première bouchée.

Il goûte…

Il aime…

Il aime tellement, qu’il en gardera certainement la recette pour la partager avec sa mère. Sa vieille mère, tellement heureuse de voir son Raymond, son fils unique, revenir sur le droit chemin. Si seulement il voulait l’accompagner à l’église…

Raymond sourit à la pensée de sa mère… Et ces derniers temps, Raymond sourit beaucoup plus qu’avant.

Il aime que la vie ait fait en sorte que cette soirée-là se soit déroulée comme elle s’est déroulée…

Ce soir, et ce n’est pas arrivé souvent, il aime que sa vie se soit déroulée comme elle s’est déroulée…

La caissière Gisèle lui avait souri, un client lui avait dit merci et il venait d’inventer, par un hasard pur, une nouvelle recette…

Demain, il aura de l’argent et après s’être payé un Export A vert King Size, il demandera au cuisinier de lui faire une poutine à la Raymond… Une poutine Tournesol!

Des années plus tard, au gouvernail de son propre casse-croûte, Raymond devenu le respectable M. Tournesol, refusera jusqu’à la mort de dire comment l’idée de la Poutine Tournesol lui est venue…

-Fin-

Goncourt, here I cooooooome!

À bientôt!

_________________________

Martin « Rooster » Roussy

Courriel : martinroussy@hotmail.ca (écrivez-moi donc vos suggestions!)

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2 réflexions au sujet de « Du Bon Manger – La Poutine Tournesol! »

  1. le fameux moment que tu cherche le casse-croute tournesol sur google map et que tu te rend compte que c’est a 2h de route 😦

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